J'avance...
avec une particulière aisance,
dans ce brouillard trop épais,
pour distinguer ce que j'ai,
Ce lendemain ...
au petit matin,
lorsque la rosée
effleure mes pieds,
et que la brume rafraichissante
caresse ma peau frissonnante,
Ce lendemain ...
au petit matin,
qui fut un parmis tant d'autres
qui fut le dernier après les autres,
Dès l'aurore ...
j'implore,
avec ce seul voile blanc,
devenut rouge à présent,
sur ma silhouette en plein élan,
entièrement tâchée de sang.
Dès l'aurore ...
j'implore,
pour que mes yeux qui pleuraient
et que mes mains qui tremblaient,
puissent à jamais
restés en arrêt...